Né le 16 août 1888 à Tremadoc, dans le pays de Galles, Thomas Edward Lauwrence est issu d’une famille aristocratique irlandaise. Son père, peu enclin aux convenances, s’est séparé de son épouse pour vivre avec la gouvernante de ses filles. T.E. Lawrence est l’un des fils de cette gouvernante, un bâtard en somme. La famille vit à Dinard puis T.E. Lawrence suit des cours à Oxford en se spécialisant dans l’architecture médiévale. On lui propose alors un poste d’archéologue au Moyen Orient.
Le voici à Beyrouth en 1910 puis il entreprend des fouilles au sud de la Turquie à Karkemish avec un détour en Egypte. Durant ce temps, il visite le Moyen-Orient, apprend la culture arabe, différentes langues et dialectes, s’habille à leur image. C’est un atout important lorsqu’éclate la Première Guerre mondiale. C’est ainsi que Lawrence et son compagnon Wooley sont envoyés en janvier 1914 au Sinaï pour y chercher des renseignements mais il retourne à Karkemish. D’ailleurs, il ne s’engage pas immédiatement dans l’armée mais attend octobre 1914.
Lawrence est alors nommé au Caire, l’Egypte étant un protectorat britannique. Il travaille pour les services de renseignements en étant agent de liaison. Il est ensuite envoyé dans le désert et combat auprès des troupes arabes contre l’Empire ottoman. Il persuade les Arabes de se rassembler et de forcer les Ottomans à protéger Médine, les privant ainsi de nombreuses troupes opérationnelles occupées à assurer l’approvisionnement de la ville et à réparer le chemin de fer.
Lawrence pousse les Arabes à prendre le port stratégique d’Aqaba (Jordanie). En septembre 1917, alors qu’il est vêtu en Arabe lors d’une mission de reconnaissance, il est pris par les Turcs qui le violent ou pourraient l’avoir violé. Lawrence s’échappe et joue un rôle important lors de la prise de Damas en octobre 1918.
À la fin de la guerre, proche des Arabes, il tente en vain de persuader les Britanniques de leur accorder l’indépendance, mais la Syrie sera ensuite occupée par les Français.
Après la guerre, Lawrence travaille pour le Ministère des Affaires étrangères et pour Winston Churchill au bureau des colonies jusque fin 1921. L’année suivante, il en a assez et s’engage anonymement dans la Royal Air Force mais, démasqué, doit quitter la RAF. Il réitère l’expérience dans le corps des chars cette fois tout en demandant à être repris à la RAF. C’est chose faite en 1925. Finalement, il est muté en Inde l’année suivante à la frontière afghane mais, soupçonné d’espionnage, il est rapatrié. Alors, il rejoint la RAF pour travailler au sein des bateaux de sauvetage pour les pilotes tombés en mer. Son contrat avec l’armée s’achève en 1935.
Passionné par la moto, Lawrence se tue en moto le 19 mai 1935 à l’âge de 47 ans. Outre son rôle politique et militaire, T.E. Lawrence était aussi un auteur prolifique, sa plus grande œuvre étant « Les Sept Piliers de la Sagesse ».
Le mythe « Lawrence d’Arabie » a été développé grâce aux reportages du journaliste Lowell Thomas et aussi grâce au film connu de tous, avec, dans le premier rôle, un Peter O’Toole, aux yeux d’un bleu extraordinaire, un Lawrence d’Arabie plus vrai que nature !
